AMIENS MÉTROPOLE : Comité technique du 11 octobre 2017

Compte rendu de la CFTC, vos représentants CFTC à ce Comité technique ont été Cécile GREVET et Philippe BIDART

Les principaux positionnements CFTC ont été les suivants :

A l’occasion des taux d’avancement de grade 2017 

La CFTC a souligné plusieurs cas de figures qui discréditent les choix d’avancement fait par la collectivité.

Pour exemples :

  • Les inadéquations « grade-poste » avec ceux qui occupent un poste plus élevé que leur grade mais pour lesquels il n’y a qu’une possibilité d’avancement par grade et par année ;
  • Ceux qui détiennent un grade supérieur au poste qu’ils occupent et bénéficient néanmoins d’un avancement de grade.
  • Le cas de deux agents bénéficiant d’un même rythme d’avancement de grade …. alors qu’un des 2 est absent depuis de nombreuses années.

Si la CFTC ne stigmatise pas, elle entend souligner l’incohérence de ces décisions et la défiance qu’elle suscite envers le pouvoir décisionnaire : nous sommes tous capables d’accepter la nomination d’un collègue au grade supérieur sans en bénéficier soi-même à la condition d’être convaincu qu’il s’agit d’une mesure plus juste et impartiale.

 

Sur le règlement intérieur opérationnel du service police municipale

Les nombreuses remarques de la CFTC sur ce dossier, au Comité technique de juin dernier, avait conduit à son retrait pour modification.

La CFTC constate que ses attentes ont été prises en compte, quasi-intégralement. Seuls quelques détails restent à améliorer, la CFTC a donc décidé d’émettre un avis favorable sur ce règlement.

Il est cependant essentiel qu’un point soit effectué d’ici un an sur le retour d’expérience que générera son application.

 

A propos des congés annuels

A l’occasion du règlement du service police municipale, la CFTC a obtenu satisfaction sur une de ses plus ancienne demandes : l’instauration d’échéances précises pour les demandes des principaux congés annuels et de leur acceptation.

Ce principe, dorénavant applicable au service police municipale, gagnera à être étendu à l’ensemble des services de la collectivité car, si besoin, il n’empêche pas l’étude d’une situation individuelle. Mais il permet d’éviter qu’une situation individuelle vienne pénaliser la prise de congés annuels de tout un ensemble de collègues.

 

Une astreinte « non permanente » pour les bûcherons ?

L’astreinte est une situation strictement encadrée par la réglementation. Elle fait appel à une planification permettant aux agents de concilier les contraintes de l’astreinte avec les contraintes de leur vie personnelle.

Dans ces conditions, la CFTC est interpellée par le terme « d’astreintes non permanentes », même tout en en  si elle en comprend l’intérêt en cas d’intempéries.

L’organisation de ces astreintes « non permanentes », proposée par l’administration repose essentiellement sur la disponibilité des collègues concernés. La CFTC souhaite donc que soit précisée plus avant quelle sera la décision hiérarchique en cas d’indisponibilité des collègues qui, rappelons-le, ne sont que cinq : certains peuvent avoir à gérer la garde d’un enfant, d’un proche ou tout simplement une obligation d’ordre personnel dont il lui est difficile de se soustraire. Par ailleurs, rien n’est précisé sur les modes d’indemnisation de l’astreinte et de leur éventuelle intervention.

 

létravail : notre société évolue, ne restons pas sur place !

Les données chiffrées que communiquées au sujet du télétravail démontrent un bilan particulièrement mitigé.

La CFTC qui a soutenu cette démarche dès son instauration, lors de la précédente mandature, a identifié des freins forts qu’il faut s’employer à lever :

  • Des encadrements n’ont pas intégré le télétravail dans leur pratique managériale. Or, comme le reste de la société, les modalités d’exécution du travail évoluent, qu’on le veuille ou non. Il est donc nécessaire de concevoir les modalités de suivi et de contrôle du travail effectué hors site. La direction des ressources humaines doit s’impliquer dans ce domaine pour proposer les outils et les formations adaptées aux acteurs du management dans la collectivité.
  • Le regard des autres ensuite : le fait que le collègue ne soit pas physiquement à son poste de travail « dans la collectivité » génère trop souvent des remarques et commentaires infondés. Il y a matière à communiquer en direction de tous pour faire reculer les préjugés. Car la réalité aujourd’hui est que certains agents se privent de demander le télétravail par crainte de voir négativement impacté leur évaluation professionnelle.
  • Enfin, et nous avons déjà soulevé cet aspect, le télétravail est refusé à des collègues au motif qu’ils traitent de données personnelles ou bancaires. Nous avons continué à nous renseigner. Nous confortons notre avis : cette posture de l’administration repose en fait sur son absence de volonté. Si on cherche un exemple, l’administration de l’Etat (ministère des Finances publiques) travaille également à distance sur des données personnelles, confidentielles et bancaires, notamment par VPN qui permet de ne pas faire sortir les informations sensibles de l’administration, tout en permettant à l’agent de télétravailler à distance sur son ordinateur installé dans les locaux administratifs.

La CFTC rappelle ici que le télétravail constitue un nouveau moyen d’exécution du service pour certaines fonctions. Nous serions tous bien avisé de tenir compte de sa potentielle montée en puissance pour en tirer le meilleur plutôt que d’en subir les effets incontrôlés.

 

Formation, bilan …

Le CNFPT (organisme de formation de la fonction publique territoriale) pénalise les collectivités de 130 euros par agents absents aux formations … la CFTC suggère de pénaliser également el CNFPT en cas d’annulation d’une formation.

En fait le problème est structurel et commence par le délai, trop long, entre recueil des demandes et réalisation des formations. Ensuite, il est dans les responsabilités, à tous les niveaux : le CNFPT qui utilise les annulations de stages pour économiser des budgets, les collectivités qui n’assurent pas toujours un suivi sérieux des dossiers, l’encadrement qui a parfois du mal à « lâcher » ses agents pour qu’ils se forment, certains d‘entre nous qui ne préviennent de leur empêchement.

Au final, la CFTC en appelle au sens des responsabilités de tous : la formation initiale et tout au long de notre carrière est aujourd’hui et demain notre meilleur atout de déroulement de carrière.

 

Formation et entretien professionnel

A l’occasion du bilan sur la formation, la CFTC a rappelé l’intérêt d’effectuer le recueil des demandes de formation à l’occasion de la tenue de l’entretien professionnel. Pourquoi, parce c’est le moment « obligé » lors duquel vous faites face à votre encadrant et que vous pouvez lui expliquer dans de bonnes conditions pourquoi vous souhaiter une formation.

 

Formation toujours 

Pour rappel, outre les préparations aux concours et examens professionnels, vous pouvez demander une formation personnelle (en rapport avec votre projet de carrière).

Votre hiérarchie peut, pour sa part, vous imposer une formation liée aux priorités du service : si c’est le cas, souscrivez à la démarche … vous serez toujours gagnant€ à vous former !

CFTC : Syndicat ferme et responsable

 

 

 

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